Parole du soir sur
l'oreiller ;
Dis-moi fleurette, je
serai bleue.
Frémis l'alouette dans
tes yeux,
Dans ce miroir, je
veillerai.
Rossignol m'amène aux
fontaines,
Je me déshabille sous son
aile.
L'eau est si belle, tu m'y
baignes ;
Laves-moi de lait et de
miel.
Mes lèvres comme un plant
de fraises,
Plus près,
agenouilles toi y,
Goûtes l'usufruit de ma
chair,
Mon champs où tu rêvasses
assis.
Tu m'installes une lune de
chevet,
Loin du vertige de l'obscurité,
m'allonges.
Tu bordes mon lit de
comètes,
Pour que je visite tous
tes songes.
*
Partout je croise ton oeil ;
Derrière les rideaux de pluie,
Jusqu'au lit de feuilles.
Je retourne à la terre entre leurs plis.
Jusqu'au lit de feuilles.
Je retourne à la terre entre leurs plis.
Recouvres moi de ton lichen
Accueilles moi dans l'humidité de tes rochers.
Plus de mal ni de peine,
Me voici stalactite sans chuter,
De poussières je m'envolerai,
Peu à peu jusqu'à ce que le vent me surprenne
cachée entre les étoiles rapprochées
qui me couvrent de leur antienne.
Me voici stalactite sans chuter,
De poussières je m'envolerai,
Peu à peu jusqu'à ce que le vent me surprenne
cachée entre les étoiles rapprochées
qui me couvrent de leur antienne.
Me nourrir par toi, gardien
De mon corps dans ce cycle
infini,
d'eau, de lumière, de souffle divin,
de rêves éternels, d'épiphanies.
de rêves éternels, d'épiphanies.
Janvier/Juillet 2012

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