Éclats
de supernovas coulées lacrymales sur le sol
Yeux
bouchés langue avalée nez plein de poudre de chair
Les
chiffons auront tôt fait de nettoyer la place de l’agonie
Les
corps égrainés enroulés dans le papier de soie seront
fumés combustibles
Le
cancer fume le cancer et souffle le cancer
Continuelle
gerbe du peuple imberbe au tas d’idée
État
civil et veuve se font la cour
La
peste des ruelles pullule partout jusque dans les lits imbibés de la
flaque tiède jamais épongée
Tordre
les draps licher le sang cuivre sous la langue crispée à l’odeur
d’une fontaine publique.
*
Spéculations
sur le container :
Peur
des vermines mangeuses de corps dans un sac en plastique noir.
Calamités
au dépotoir
Roues
sans essieu pneus en cavale divans de salon.
Manger
du carton beurre d’entrecuisses.
Couches
de terre eau grumeleuse.
Sandwichs
aux rats.
Creuser
un trou déjections des pendus.
*
Les
oiseaux
en
V
Paix
aux
cieux
ou
Victoire
pour
les
migrateurs
?
Zigzag
des satellites bombardés
Vertige
des codes barrés dans le dos des ondes pénétrantes des organes
électromagnétiques
Mécanisme
céleste engrenage aléatoire trous venteux
Bille
bleu têtue qui tourne et qui tourne et qui tourne sans relâche
jusqu’à la nausée explosive du soleil
Saisir
les méandres
Quelqu’un
éternue dans la poussière en suspens.
avril 2011

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